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Le patrimoine, ça change quoi ?

Samedi 4 juin 9h00 à 10h30

UQAM, pavillon Judith-Jasmin (J) – Salle Alfred-Laliberté

Et si l’on changeait de vue sur le patrimoine ? Et si le patrimoine avait changé ?

Bien que, sur la scène mondiale, les États préservent un rôle de premier plan dans la mobilisation des passés sociaux et territoriaux, à l’échelle locale, les régions, les quartiers, les paroisses ont changé. Les citoyens et les communautés aussi : ils se saisissent du patrimoine pour exprimer une gamme sans précédent d’appartenances, qu’aucune loi ne semble en mesure d’endiguer, parfois au grand dam des autorités locales, prisonnières d’illusions d’infériorité ou d’impuissance. Et tandis que se succèdent les appels à la participation citoyenne dans la sélection patrimoniale, on découvre que le patrimoine n’est ni si angélique, ni si homogène que ce que les siècles passés ont pu nous laisser croire. Le comprendre requiert maintenant d’intégrer les figures et les conceptions que les transpositions coloniales, ou simplement idiomatiques, ont occultées. Maîtriser le patrimoine demande de pénétrer ses arcanes, pour que tout un chacun puisse se saisir, un jour, des facultés politiques et des valeurs économiques tapies dans l’ombre des décisions qui ont imposé cette montagne, cette danse ou ce monument au monde.

Tout cela amène à poser la question « qu’est-ce que change le patrimoine ? » ; il s’agit ainsi de considérer le patrimoine non plus comme une victime, mais comme un agent du changement. Comme un levier de développement. Cette conférence introductive invite à repenser le patrimoine et à ouvrir quelques chantiers de réflexion et d’action : si le patrimoine exprime ce qui nous est commun et nous permet de l’inscrire dans la durée, il nous faut apprendre à maîtriser ses pouvoirs.
Conférencière: Lucie K. Morisset

Interprétation simultanée

Gratuit

Inscription requise: patrimoine@uqam.ca

Is tangible to intangible as formal is to informal ?

Samedi 4 juin 18h30 à 20h00

UQAM, pavillon Judith-Jasmin (J) – Salle Alfred-Laliberté

Most of what we experience as heritage emerges into conscious recognition through a complex mixture of political and ideological filters, including nationalism. In these processes, through a variety of devices (museums, scholarly research, consumer reproduction, etc.), dualistic classifications articulate a powerful hierarchy of value and significance. In particular, the tangible-intangible pair, given legitimacy by such international bodies as UNESCO, reproduces a selective ordering of cultural artefacts and practices that follows the bureaucratic formalism of the nation-state and represses and excludes other perspectives. What losses, distortions, and biases spring from this framework, and how do we confront them?

Keynote speaker Michael Herzfeld is Ernest E. Monrad professor of the social sciences in the Department of Anthropology at Harvard University, where he has taught since 1991. He is also IIAS visiting professor of critical heritage studies at the University of Leiden (and senior advisor to the Critical Heritage Studies Initiative of the International Institute for Asian Studies, Leiden); professorial fellow at the University of Melbourne; and visiting professor and Chang Jiang (Yangtze River) scholar at Shanghai International Studies University (2015-2017). The author of eleven books—includingCultural Intimacy: Social Poetics in the Nation-State (1997; 3rded., 2016),The Body Impolitic: Artisans and Artifice in the Global Hierarchy of Value (2004),Evicted from Eternity: The Restructuring of Modern Rome (2009), andSiege of the Spirits: Community and Polity in Bangkok (2016)—and numerous articles and reviews, he has also produced two ethnographic films: Monti Moments(2007) andRoman Restaurant Rhythms(2011). He has served as editor ofAmerican Ethnologist (1995-1998) and is currently editor-at-large (responsible for “Polyglot Perspectives”) atAnthropological Quarterly. He is also a member of the editorial boards of several other journals, includingInternational Journal of Heritage Studies, Anthropology Today, andSouth East Asia Research. An advocate for “engaged anthropology,” he has conducted research in Greece, Italy and Thailand oninter alia, the social and political impact of historic conservation and gentrification, the discourses and practices of crypto-colonialism, social poetics, the dynamics of nationalism and bureaucracy, and the ethnography of knowledge among artisans and intellectuals.

Conférencier: Michael Herzfeld; he will be introduced by Laurajane Smith

Interprétation simultanée

Gratuit

Inscription requise: patrimoine@uqam.ca

Keynote: Renaming, removal, recontextualization of heritage: Purging history, claiming the present, imagining the future? (What change-role for heritage professionals?)

Dimanche 5 juin 14h00 à 15h30

Musée des Beaux-Ars de Montréal – Cummings Auditorium

“What does heritage change?” is a multifaceted question to which the answer(s) (is)are in primary respects related to real-life negotiations among different groups of citizens, cultures, races, ethnic groups, sexual identities, and social classes about received, official and/or widely accepted or accommodated intangible attributes, cultural traditions, historic monuments, buildings, and other transmitted or revived historical legacies. Heritage designated by and for whom, for what motivations, and toward what ends constitutes fundamental criteria to clearly discern and identify the nature and import of change.
Sweeping African American condemnation of heritage-racism carved, etched, built, performed, and flown in honour of local and national heritage provides a critical summon and general framework for baseline questions, challenges, and options about what change heritage professionals in all cultures and places should consider.
Look around the Critical Heritage conference halls, see and hear who is present and who is not, ask yourself why, and consider what heritage change you should-can make.

Keynote speaker James Counts Early has served in various positions at the Smithsonian since first coming on board in 1972 as a researcher in Brazil and the Caribbean for the African Diaspora Folklife Festival program. He has served as assistant provost for educational and cultural programs, assistant secretary for education and public service, and interim director of the Anacostia Community Museum. A long-time advocate for cultural diversity and equity issues in cultural and educational institutions, he focuses his research on participatory museology, cultural democracy statecraft policy, capitalist and socialist discourses in cultural policy, and Afro-Latin politics, history, and cultural democracy. He has curated several Folklife Festival programs, including South Africa: Crafting the Economic Renaissance of the Rainbow Nation (1999) and Sacred Sounds: Belief and Society (1997). He holds a B.A. in Spanish from Morehouse College and completed graduate work (A.B.D.) in Latin American and Caribbean history, with a minor in African and African American history, at Howard University.

Conférencier: James Count Early; he will be introduced by Michelle L. Stefano

Gratuit

Interprétation simultanée

 Inscription requise: patrimoine@uqam.ca

Il n’est de patrimoine qu’au futur…

Lundi 6 juin 15h30 à 17h00

Concordia, John Molson School of Business Building (MB) – MB 1.210

Le patrimoine fait aujourd’hui l’objet d’attentions autant que d’agressions et de destructions. Cela peut s’expliquer par les difficultés de son identification ou de sa conservation. Cela peut plus profondément s’expliquer parce que, dès le départ, il célèbre un événement ou conserve une mémoire qui peut être ou devenir une source de dissensions et de conflits politiques. Enfin, sa reconnaissance suscite des gains économiques pour les uns, mais des pertes pour les autres.
Mais peut-être bien l’élément le plus important vient-il ici de ce que deux paradigmes concurrents animent le champ du patrimoine, des décisions et des comportements qui le scandent. Le premier entend construire et gérer le patrimoine comme un lieu de mémoire au nom d’une citoyenneté définie de manière plus ou moins précise : il imprime alors des logiques verticales, dictées par des lois-expertes qui produisent un bien qui se veut un bien collectif dans lequel se reconnaîtont ou non les individus. Le second voit dans le patrimoine des lieux de vie permettant à une communauté d’afficher son identité et d’entretenir une confiance en soi : il se développe cette fois-ci de manière horizontale, il est produit et consommé comme bien commun, mais en rencontrant alors d’autres limites, celles définies par la reconnaissance des autres communautés. Qu’ils s’associent ou s’opposent, des deux paradigmes définissent alors des approches et des pratiques différentes de son identification et de ses éléments constitutifs ; des droits culturels au patrimoine ; de sa labélisation et de sa conservation ; et, bien entendu, de sa valorisation et de sa mise en scène.
De telles tensions peuvent-elles se transformer et produire plus de synergie que de dispersion dans les efforts ? La difficulté de les mettre en cohérence nous semble venir de ce que dans notre identification du patrimoine nous donnons beaucoup plus de poids aux éléments du passé qu’à ceux de l’avenir que nous souhaitons construire. Ce premier élément est renforcé par le fait que nous sous-estimons le potentiel de créativité que le patrimoine nous offre, tant du point de vue économique que social. C’est pourtant à partir d’un avenir que nous partagerons, quoi qu’il arrive, que nous pouvons trouver les cohérences nécessaires à la définition du patrimoine. Et c’est ainsi que nous pouvons comprendre le dicton des Maoris de Nouvelle-Zélande : Le patrimoine c’est ce que j’ai reçu de mes enfants et ce que je rends à mes parents.

Keynote speaker Xavier Greffe is professor of economics at the Université de Paris I – Sorbonne, where he manages the PhD program in Economics of Arts, and president of the French National Commission on Artistic Employment. He is visiting professor at the Graduate Research Institute for Policy Studies, in Tokyo. Before, he has been successively research assistant in Los Angles (UCLA) and professor in Paris XIII, Algiers, and Paris I. For twelve years (1982-1994), he worked with the French administration, where he was director of New Technologies in the Department of National Education, and director of Training and Apprenticeship in the Department of Labour and Employment. He is consultant at OECD, UNESCO and WIPO. Recent books: Managing Our Cultural Heritage (Delhi and London: Aryan Books, 2002), Arts and Artists from an Economic Perspective (UNESCO and Economica, 2006), French Cultural Policy ([in Japanese] Tokyo: Bookdom, 2006) Artistes et marchés (Paris: La Documentation française, 2007); Culture Web : création, contenus et économie numérique (Paris: Dalloz, 2008); La politique culturelle en France (Paris: La Documentation française, 2009); L’artiste-entreprise (Paris: Dalloz, 2012 ; forthcoming in English, Springer) ; Artistes et politiques (Paris: Economica, 2013); Arte e mercado (Sao Paulo: Ilumi, 2013); La trace et le rhyzome : Les mises en scène du patrimoine culturel (Presses de l’Université du Québec, 2014); City, Culture, Creativity and Cities (co-editor with Emiko Kakiuchi, Suiyo-Cha, Tokyo, 2015).

Conférencier: Xavier Greffe ; il sera présenté par Luc-Normand Tellier

Interprétation simultanée

Gratuit

Inscription requise: patrimoine@uqam.ca

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