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Le patrimoine témoigne éloquemment de l’air du temps et des visions du monde; l’on convient généralement qu’il permet de mieux comprendre les sociétés et, même, qu’il peut cimenter des communautés. Mais comment cela se produit-il ? Le patrimoine peut-il transformer la réalité ? À quoi sert-il alors ? Et qu’est-ce que ça change ?
 
À l’enseigne de cette question « Le patrimoine, ça change quoi ? », ce troisième congrès annuel de l’Association of Critical Heritage Studies, organisé sous la direction de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (ESG-UQAM), en collaboration avec le Centre d’histoire orale et de récits numérisés (U. Concordia), traite des manifestations, des discours, des épistémologies, des politiques et des enjeux du patrimoine, compris ici comme un phénomène, un symptôme, un effet ou un catalyseur. Le patrimoine en question peut aussi être un instrument d’autonomisation ou d’influence; un obstacle ou un tremplin, physique ou symbolique; et cela, dans diverses communautés ou sociétés, dans une gamme infinie d’environnements matériels ou imaginaires. Les problématiques traitées vont des questions liées aux genres à celles des fabrications identitaires, en passant par les mythologies de la diversité culturelle et le redéploiement des politiques du patrimoine par-delà la rhétorique de l’institution patrimoniale.
 
Le manifeste fondateur de l’ACHS appelait à la mise en œuvre et à la valorisation d’études critiques et d’interventions innovantes afin d’interpeller les jeux de pouvoir et les intrications économiques et culturelles que sous-tendent les définitions et les pratiques traditionnelles du patrimoine. Ce troisième congrès participe de cet esprit et s’inscrit dans la lignée des congrès précédents, tenus à Gothenburg (Suède) et à Canberra (Australie). Il vise à consolider et à élargir les études patrimoniales en tant que domaine inclusif de théorisation, d’investigation et de pratique constitué au départ de régions géographiques variées et d’approches disciplinaires diverses, telles celles de l’histoire publique, de la muséologie, des études touristiques, de l’architecture et de l’aménagement, des études urbaines, de l’archéologie, de la géographie, de la sociologie, des études culturelles, des sciences politiques, de la gestion, de l’anthropologie, de l’ethnologie et de la recherche-création en arts.
 
Les tables rondes, séances, propositions en recherche-création, communications scientifiques et présentations par affiches du Congrès ACHS2016 « Le patrimoine, ça change quoi ? » apportent une réflexion originale ou une démarche innovante à l’analyse critique de ce qu’est le patrimoine, de sa constitution, de ses mécanismes, de ses manipulations, de son étude scientifique, de sa définition et de sa gestion, ainsi que de ses éventuels effets dans une société, sur une économie ou au sein d’un territoire. Il s’agit, par exemple, d’explorer les constructions discursives ou la reconfiguration des relations sociales, des conditions du savoir ou des expressions culturelles ; l’on peut aussi examiner les transformations de l’environnement ou la (dé)valorisation du sol provoquées ou entraînées par le patrimoine, et, le plus souvent possible, s’écarter de la compréhension institutionnelle et des théories canoniques du patrimoine, voire remettre directement en question les fondements disciplinaires ou socioprofessionnels et les assomptions variées qui guident la pratique ou l’action publique. Dans cet esprit, le congrès soutient la poursuite des débats structurants sur le rôle du patrimoine et de la patrimonialisation dans la citoyenneté et dans l’espace politique, en tant que cadre de vie, comme berceau identitaire ou au titre d’interrelation des milieux humains et non-humains.
 
Sous la question générale « Le patrimoine, ça change quoi ? », les sessions du congrès sont structurées par dix grands thèmes :
Les usages du patrimoine et les conflits I : usages politiques (le patrimoine change l’ordre politique)
• Les usages du patrimoine et les conflits II: les impacts commerciaux du patrimoine (le patrimoine change l’économie)
• Les fabricants de patrimoine : le militant, l’expert, et leur interchangeabilité (le patrimoine change les gens)
• Les fabricants de patrimoine II : la coproduction du patrimoine et les communautés patrimoniales (le patrimoine change le génie du lieu)
• Les conceptions du patrimoine I: les processus géographiques et linguistiques de transformation ou de fixation (le patrimoine se change lui-même)
• Les conceptions du patrimoine II : les nouveaux corpus et les nouvelles manifestations (le patrimoine change)
• Entre le mondial et le local I : les politiques du patrimoine (le patrimoine change les politiques et les agents locaux)
• Entre le mondial et le local II : le patrimoine en contexte postcolonial et ses mobilités (le patrimoine change les sociétés locales)
• La justice et le droit au patrimoine (le patrimoine change le droit)
• L’épistémologie, la pédagogie, les méthodes (comment étudier et enseigner le patrimoine comme un agent de changement)
 
On peut consulter les résumés des sessions du congrès ICI.

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